Archives de Tag: ESJ Lille

Le CD n’est pas déCD

Après le vinyle et la cassette audio au début des années 1990, le Compact Disc pourrait être la prochaine victime des changements de supports musicaux. Mais pour l’industrie, il reste indispensable.

Le marché du CD implose

Chaque jour, des cassettes audio vomissent leur bande magnétique dans des boîtes à gants ou prennent un peu plus la poussière dans des armoires. Mais son fossoyeur, le CD, risque de ne pas survivre bien longtemps. Pour preuve, le déclin des ventes sur le long terme : moins 56% depuis 2002. L’an dernier, le nombre de disques vendus dans l’hexagone est passé sous la barre des 60 millions, générant un chiffre d’affaires de 814,8 millions d’euros. Soit une perte de 100 millions d’euros par rapport à 2008. C’est l’équivalent de l’aide d’urgence envoyée par l’Union Européenne en Haïti ou le prix de deux Airbus A320. Alors pourquoi les maisons de disques ne l’abandonnent pas complètement pour se consacrer aux délices du numérique ?

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Face au téléchargement, le CD continue de tourner

Les maisons de disques se plaignent, les chiffres d’affaires diminuent, les ventes baissent. Sur le net, les téléchargements grimpent en flèche, iTunes et les autres se frottent les mains. Mais les passionnés continueront toujours d’acheter l’objetmatériel, et le CD ne s’avoue pas vaincu.


Le CD est en mauvaise posture. Selon le syndicat national de l’édition phonographique (SNEP), les ventes ont accusé une baisse de 15% en 2008. En 2009 cette baisse est revenue à 3,4 % : même si les chiffres d’affaires étaient en chute libre depuis quelques années, il y aura toujours des gens pour acheter des CDs.

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La relation artiste / fan, enjeu du marketing musical

Alors que les ventes de disques sont en chute libre, l’industrie musicale cherche à développer un nouveau modèle économique qui replace le fan au coeur de sa stratégie. Tout l’enjeu étant de trouver les moyens de monétiser la relation artiste / fan.

Toucher un maximum de fans : l'enjeu de l'industrie musicale

“Direct To Fan (D2F)”, “Artist To Fan (A2F)” : des concepts incontournables dès que l’on évoque l’avenir de l’industrie musicale. Le mot d’ordre aujourd’hui, c’est de placer la relation artiste / fan au centre des stratégies marketing. « Avant, les artistes se contentaient de sortir un album tous les deux, trois ans. Maintenant, l’offre musicale est illimitée, l’attention du public de plus en plus courte. Les artistes doivent être en contact constant avec leurs fans pour vendre leur musique », explique Virginie Berger, consultante en marketing musical et blogueuse.

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Fan 2.0

Les “ true fans ” sont le cœur de cible de l’industrie musicale. Des inconditionnels dévoués, prêts à dépenser sans compter pour l’exclusivité.

Les vrais fans représentent 20 % des clients mais 80 % des ventes

N’est pas « vrai » fan qui veut. Dans l’industrie musicale, on distingue trois types d’admirateurs : les occasionnels ( 80 % ), les réguliers ( 15 % ) et les vrais, les “ true fans ” ( 5 % ). Les fans occasionnels sont ceux qui piratent le plus, séduits par exemple par un morceau diffusé sur les ondes, sans pour autant s’intéresser à l’artiste. Les fans réguliers suivent l’artiste sur les réseaux sociaux, achètent sa musique. Ils ont le potentiel pour devenir de vrais fans, à condition que l’artiste se rapproche d’eux (via un site web, des exclusivités, etc.). Les vrais fans, eux, seraient prêts à acheter tout ce que vend l’artiste, à parcourir des kilomètres pour suivre sa tournée, etc.

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La musique part en live

Effondrement des ventes, pertes sèches pour les maisons de disques, nouveaux supports numériques. En pleine crise du disque, la scène est-elle devenue une valeur refuge ?

Des salles combles en France en 2009, des tournées à guichet fermé. Le live a trouvé son public. Au Midem (Marché international de la musique) de Cannes en 2007, en pleine crise de l’industrie musicale, la perspective de déplacer le curseur du disque vers la scène est évoquée. Le constat est clair cette année là : moins 20% pour le disque, plus 20% pour la scène. Pour Gildas Lefeuvre, journaliste musical qui a participé à la table ronde du Midem en 2007, « la question se posait à l’époque, mais  beaucoup y ont vu un retour à la scène sans penser le problème en terme de complémentarité entre le disque et le live. »

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La stratégie 360°, nouvel eldorado des maisons de disques

Face à la crise du disque, l’industrie musicale tente d’apporter des solutions. C’est le cas de la « stratégie 360 degrés ». L’idée pour les majors et les labels de musique est de diversifier au maximum leurs activités pour créer des sources « multirevenus ».

Le 360 deviendra-t-il la règle ?

Produire, éditer, acheter des salles, manager, organiser des tournées, créer des panoplies de produits dérivés… Du disque au merchandising en passant par la scène et les droits éditoriaux, les maisons de disques tentent d’exploiter tous azimuts la carrière de leurs artistes.

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La synchro de pub, avenir de la musique ?

Les disques se vendent moins mais les pubs continuent de se faire et permettent aux artistes et maisons de disques de compenser leurs pertes. Lumière sur la synchro de pub.

Le titre "New Soul", fond sonore de la pub du MacBook Air, a permis à la chanteuse Yaël Naïm de se lancer

Daft Punk, White Stripes et Coldplay. Ces trois pointures ont récemment dit oui à la synchro de pub après avoir été des réticents de la première heure. La synchro de pub, c’est quoi ? Mais c’est mettre de la musique en fond des publicités télévisées. C’est Ludovico Einaudi en fond sonore pour Orange, What a day for a  daydream pour Chanel ou Prokofiev pour Coca-Cola. Aujourd’hui, les maisons de disques gagnent moins d’argent dans certains domaines, comme la vente de disques-formellement appelée « musique physique » par le syndicat national de l’édition phonographique (SNEP) et plus dans d’autres. Pourtant, elles ont toujours été ouvertes à la synchro. Pour Jules de Chateleux, synchronisateur de publicité au département « Division » chez Les Télécréateurs, la seule différence, c’est qu’aujourd’hui les maisons ont plus d’arguments pour convaincre leurs artistes.

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